« La tête dans les étoiles » — Quand les mathématiques rencontrent l’astronomie et l’art au collège Jean Monnet d’Épernay


Le lundi 9 mars 2026, Hélène Pierson, rédactrice scientifique pour Sanctuary, et Allan Petre, ingénieur en aérospatial se présentent devant les élèves de 6e4 du collège Jean Monnet d’Épernay pour leur parler du projet « Sanctuary on the Moon — Les Enfants de la Planète Terre ». Ce programme, porté à l’échelle internationale, invite les jeunes à laisser une trace de l’humanité sur la Lune. Pour Ludivine Cestia, professeure de mathématiques, la rencontre est décisive : « TOUT a fait basculer ce projet vers un projet extraordinaire. »

Dès ce jour, elle prend la décision d’élargir la participation au-delà de sa seule classe. Ce sont finalement 107 élèves de sixième, leurs familles et l’ensemble du personnel du collège qui s’embarquent dans l’aventure, avec le soutien de Mme Urbain (référente culturelle), Mme Lelièvre (principale) et M. Lecomte (principal adjoint).

Intitulé « La tête dans les étoiles », le projet s’articule autour d’une notion mathématique souvent délicate : la mesure des angles. En choisissant les constellations comme fil conducteur, Mme Cestia offre à ses élèves un prétexte concret et porteur de sens pour pratiquer la construction géométrique.

Mais le projet va bien au-delà des mathématiques. La richesse de l’œuvre finale tient à la complémentarité des contributions de chacun :


Chaque élève a choisi une citation personnellement significative qu’il souhaitait transmettre, construit géométriquement la constellation qui lui était attribuée, puis transformé ce travail en une œuvre d’art illustrée.

Les biographies des 40 grandes figures scientifiques ont été réparties entre les élèves, individuellement ou en petits groupes. Transformées en plaques de noms par l’enseignante, elles couvrent l’histoire de l’astronomie de l’Antiquité à nos jours — d’Aglaonice de Thessalie à Vera Cooper Rubin. La place des femmes y est délibérément mise en avant, dans le cadre du plan Maths et Filles.

Les poèmes, « déclarations d’amour à la Terre », ont été écrits par les élèves volontaires, seuls ou à plusieurs.

L’ensemble des productions individuelles a été assemblé pour constituer l’œuvre finale ci-dessus de 177 cm × 105 cm, alliant les dessins de constellations, les citations manuscrites et les 40 plaques de noms disposées en ordre chronologique. L’œuvre constitue à la fois un panorama de l’histoire des sciences et un témoignage coloré de l’investissement d’un grand nombre d’élèves.

Les familles ont été associées à chaque étape via la messagerie de l’établissement, et la classe de 6e4 a accueilli une journaliste du quotidien L’Union lors de la séance de création du 30 avril 2026. Un article détaillant le projet y a été publié.

Ce qui frappe à la lecture des étoiles décorées que chaque élève a remplies pour exprimer son ressenti, c’est l’enthousiasme unanime : « Le meilleur projet du monde », « Un bout de nous sur la Lune », « J’ai adoré faire de la géométrie avec les constellations ».

Ci-dessus, les ambassadeurs volontaires ont par ailleurs réalisé une vidéo de présentation du projet, filmée le 13 mai 2026.

« La tête dans les étoiles » le prouve : quand les élèves donnent du sens à ce qu’ils apprennent, ils s’investissent, ils créent, et ils en sont fiers. Géométrie, recherche, écriture, numérique : tout y est, mais porté par quelque chose de plus grand qu’un simple exercice.

Comme le rappelle la citation d’Oscar Wilde choisie en épigraphe du projet :

« Il faut toujours viser la Lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. »

Le collège Jean Monnet d’Épernay, lui, a visé la Lune et va y laisser une empreinte puisque l’œuvre produite par les élèves sera probablement l’une de celles qui seront envoyées sur la Lune à l’horizon 2030 dans une capsule temporelle !